Remplacer une baignoire par une douche de plain-pied, c’est une demande qu’on reçoit souvent. Dans une maison récente, c’est plus simple. Dans une maison ancienne, quatre points décident si c’est faisable, et comment.
1. Le plancher
Sur une dalle béton posée sur le sol, on peut souvent décaisser la chape pour encastrer la douche. Sur un plancher béton à l’étage, on ne l’entaille pas sans l’avis d’un bureau d’études. Sur un plancher bois, il faut d’abord vérifier qu’il est assez rigide : un plancher qui bouge fait fissurer les joints, puis l’eau passe.
2. La pente et l’évacuation
L’eau doit partir vers le siphon sans stagner. Il faut donc de la hauteur sous le carrelage pour la pente et le tuyau. Dans une maison ancienne, c’est souvent là que se joue le choix entre un siphon classique et un caniveau.

3. L’étanchéité sous le carrelage
Le carrelage et les joints ne sont pas étanches. Ce qui protège le plancher, c’est l’étanchéité posée dessous : un système d’étanchéité liquide, en deux couches, avec bandes d’angle, au sol et en remontée sur les murs. C’est invisible une fois fini, et c’est la partie la plus importante. Ce système (appelé SPEC ou SEL) doit avoir un Avis technique et se pose exactement comme ce document le décrit, sur une pente régulière vers le siphon ; la pose du carrelage collé suit le NF DTU 52.2. Voir aussi notre page carrelage et salle de bain.
À retenir : faire vérifier le plancher avant de choisir le modèle, prévoir la hauteur nécessaire à la pente, ne jamais faire l’impasse sur l’étanchéité sous carrelage.
4. La ventilation
Une douche ouverte produit plus de vapeur dans la pièce. Sans aération suffisante, les joints noircissent et les peintures cloquent. On en profite souvent pour faire reprendre la VMC par l’électricien partenaire.
Et le budget ?
Chaque salle d’eau est différente. Michel chiffre après la visite, poste par poste, selon l’état de la pièce. Un exemple : une salle d’eau refaite.




